Quelles sont les avancées pour améliorer la prévention des cancers professionnels ?
Des progrès ont été accomplis dans la connaissance des substances cancérogènes, dans le contrôle des conditions d'exposition à ces substances, et dans la mise en œuvre de mesures de prévention (réduction des expositions, substitution des produits toxiques, protection individuelle ou collective des travailleurs, surveillance médicale ….). Les risques environnementaux sont mieux connus pour les travailleurs que pour la population générale en raison des concentrations plus élevées de polluants auxquelles ils peuvent être exposés, de durées d’exposition souvent longues et de la possibilité d’une surveillance précise dans un contexte circonscrit. Les études ont ainsi permis d’identifier un certain nombre de facteurs professionnels susceptibles d’augmenter les risques de cancer, en particulier l’amiante, l’arsenic, le benzène, le chrome, le chlorure de vinyle, les amines aromatiques, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le nickel, les poussières de bois ou de cuir, les rayonnements ionisants, etc…
La prévention des cancers professionnels passe par la mise en place de mesures de réglementation appropriées : interdiction de certaines substances cancérogènes avérées (comme l’amiante) et la mise en œuvre de règlement européen. La réglementation française impose aux entreprises de substituer tout produit cancérogène par un produit moins dangereux. En cas d’impossibilité, l’entreprise est tenue de prendre toutes les dispositions pour réduire au maximum les expositions : système clos, meilleure aération, moyens de protection collective et individuelle.
Par ailleurs, il existe un système de prise en charge des maladies professionnelles, permettant réparation, qui est en perpétuelle évolution en fonction de l’apparition de nouveaux risques (création de nouveaux tableaux,…)
Pr Simone Mathoulin-Pélissier a répondu
Carlos a déposé une nouvelle question
Pr Simone Mathoulin-Pélissier
Des progrès ont été accomplis dans la connaissance des substances cancérogènes, dans le contrôle des conditions d'exposition à ces substances, et dans la mise en œuvre de mesures de prévention (réduction des expositions, substitution des produits toxiques, protection individuelle ou collective des travailleurs, surveillance médicale ….). Les risques environnementaux sont mieux connus pour les travailleurs que pour la population générale en raison des concentrations plus élevées de polluants auxquelles ils peuvent être exposés, de durées d’exposition souvent longues et de la possibilité d’une surveillance précise dans un contexte circonscrit. Les études ont ainsi permis d’identifier un certain nombre de facteurs professionnels susceptibles d’augmenter les risques de cancer, en particulier l’amiante, l’arsenic, le benzène, le chrome, le chlorure de vinyle, les amines aromatiques, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le nickel, les poussières de bois ou de cuir, les rayonnements ionisants, etc…
La prévention des cancers professionnels passe par la mise en place de mesures de réglementation appropriées : interdiction de certaines substances cancérogènes avérées (comme l’amiante) et la mise en œuvre de règlement européen. La réglementation française impose aux entreprises de substituer tout produit cancérogène par un produit moins dangereux. En cas d’impossibilité, l’entreprise est tenue de prendre toutes les dispositions pour réduire au maximum les expositions : système clos, meilleure aération, moyens de protection collective et individuelle.
Par ailleurs, il existe un système de prise en charge des maladies professionnelles, permettant réparation, qui est en perpétuelle évolution en fonction de l’apparition de nouveaux risques (création de nouveaux tableaux,…)