On dit que la pratique du sport diminuerait le risque de cancer colorectal. A-t-on compris comment ?
Des données convergentes provenant d'une cinquantaine d'études épidémiologiques, suggèrent que l'activité physique, d'une manière générale, réduit le risque de cancer du côlon.
Une synthèse effectuée par l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) indique qu'elle diminuerait de 40 à 50% le risque de cancer du côlon. Cet effet protecteur n'est pas retrouvé pour le cancer du rectum.
Le simple fait de marcher une demi-heure par jour apporte un réel bénéfice. Il augmente avec l'intensité, la fréquence et la durée de l'activité physique. L'effet est maximum si l'activité physique a été régulière depuis au moins 10 ans. L'effet protecteur compte pour toute activité physique, que ce soit au cours du travail ou de pratique du sport.
L'activité physique régulière limite également le risque de récidive du cancer, expliquant l'effet de l'activité physique sur la mortalité par cancer du côlon.
La sédentarité est d'une manière générale nocive pour la santé.
Les mécanismes des effets préventifs de l'activité sportive restent mal connus : augmentation de la motilité intestinale, diminution de la surcharge pondérale et de l'obésité qui augmentent le risque de cancer colique, rôle des hormones endogènes (insuline, adiponectine, effet immunité…). Peu importe, ce qui compte c'est le rôle protecteur bien établi de l'activité sportive.
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Pr Jean Faivre
Des données convergentes provenant d'une cinquantaine d'études épidémiologiques, suggèrent que l'activité physique, d'une manière générale, réduit le risque de cancer du côlon.
Une synthèse effectuée par l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) indique qu'elle diminuerait de 40 à 50% le risque de cancer du côlon. Cet effet protecteur n'est pas retrouvé pour le cancer du rectum.
Le simple fait de marcher une demi-heure par jour apporte un réel bénéfice. Il augmente avec l'intensité, la fréquence et la durée de l'activité physique. L'effet est maximum si l'activité physique a été régulière depuis au moins 10 ans. L'effet protecteur compte pour toute activité physique, que ce soit au cours du travail ou de pratique du sport.
L'activité physique régulière limite également le risque de récidive du cancer, expliquant l'effet de l'activité physique sur la mortalité par cancer du côlon.
La sédentarité est d'une manière générale nocive pour la santé.
Les mécanismes des effets préventifs de l'activité sportive restent mal connus : augmentation de la motilité intestinale, diminution de la surcharge pondérale et de l'obésité qui augmentent le risque de cancer colique, rôle des hormones endogènes (insuline, adiponectine, effet immunité…). Peu importe, ce qui compte c'est le rôle protecteur bien établi de l'activité sportive.