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Alain
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Chercheur sur les cancers du sein

Bonjour,

Actuellement, la plupart des drogues données en thérapeutiques adjuvantes, c'est-à-dire après une intervention chirurgicale, sont des drogues qui ont été développées dans les années 80 et 90. A cette époque le principal souci des investigateurs était de développer les traitements les plus efficaces possible au dépend parfois de la qualité de vie. Etant donné qu’il s’agit des protocoles les mieux validés dans cette indication, ils restent très largement utilisés et dans tous les cas, le développement de thérapeutiques moins agressives met beaucoup de temps à se faire (les études cliniques dites « d’équivalence » sont très complexes).

L’évolution dans ce domaine passe avant tout par une meilleure sélection des patientes, on citera particulièrement l’étude MINDACT qui est une étude internationale, dans laquelle on teste si une analyse génomique de la tumeur permet de se passer de la chimiothérapie pour un certain nombre de patientes. Pour celles qui ont besoin de chimiothérapie, il y a eu des progrès importants dans les soins de support, en particulier les anti-émétiques qui fait que ces traitements sont de toute façon beaucoup mieux tolérés qu’ils ne l’étaient il y a encore 10 ans.

Pour ce qui est des patientes présentant une tumeur métastatique, il existe un réel progrès ces dernières années, en particulier les chimiothérapies modernes dites ciblées « comme l’herceptin » présentant un rapport efficacité/toxicité qui est bien meilleur que les chimiothérapies traditionnelles.

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Chercheur sur les cancers du sein

Bonjour,

Actuellement, la plupart des drogues données en thérapeutiques adjuvantes, c'est-à-dire après une intervention chirurgicale, sont des drogues qui ont été développées dans les années 80 et 90. A cette époque le principal souci des investigateurs était de développer les traitements les plus efficaces possible au dépend parfois de la qualité de vie. Etant donné qu’il s’agit des protocoles les mieux validés dans cette indication, ils restent très largement utilisés et dans tous les cas, le développement de thérapeutiques moins agressives met beaucoup de temps à se faire (les études cliniques dites « d’équivalence » sont très complexes).

L’évolution dans ce domaine passe avant tout par une meilleure sélection des patientes, on citera particulièrement l’étude MINDACT qui est une étude internationale, dans laquelle on teste si une analyse génomique de la tumeur permet de se passer de la chimiothérapie pour un certain nombre de patientes. Pour celles qui ont besoin de chimiothérapie, il y a eu des progrès importants dans les soins de support, en particulier les anti-émétiques qui fait que ces traitements sont de toute façon beaucoup mieux tolérés qu’ils ne l’étaient il y a encore 10 ans.

Pour ce qui est des patientes présentant une tumeur métastatique, il existe un réel progrès ces dernières années, en particulier les chimiothérapies modernes dites ciblées « comme l’herceptin » présentant un rapport efficacité/toxicité qui est bien meilleur que les chimiothérapies traditionnelles.

Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique