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François
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Chercheur sur la prévention et les dépistages des cancers

Bonjour Thérèse,

Il s’agit d’une question en apparence simple mais qui est complexe.

Il y a deux grandes études qui ont testé l’impact d’une alimentation réduisant les apports de type graisse sur l’augmentation du contrôle de la maladie. Il s’agit de l’étude WINS portant sur 2 437 femmes suivies plus de 5 ans et de l’étude WHEL portant sur 3 088 femmes suivies plus de 7 ans (je suis septique sur les études portant sur les cellules en culture, sur les souris, sur 50 cas ou sur les constructions intellectuelles dont personne ne peut dire quel impact réel peut être attendu).
L’étude WINS montre un bénéfice faible (« modeste » selon les promoteurs de la recherche), l’étude WHEL pas de bénéfice (mais pas d’aggravation du pronostic).

Il est difficile de faire la part des choses entre alimentation et activité physique voir perte de poids. Les caractéristiques de la tumeur (récepteurs hormonaux positifs ou non) jouent également un rôle.

En pratique, on peut conseiller une alimentation orientée fruits, légumes et fibres avec moins de graisses animales, une activité physique modérée mais régulière, un contrôle pondéral. C’est peut-être un plus, néanmoins ne vous contraignez pas à atteindre ces objectifs si cela vous impose des efforts ou des contraintes majeures car les bénéfices sont possibles mais ils sont beaucoup plus faibles que ceux que vous apportent la prise en charge thérapeutique (chirurgie, et selon les circonstances : radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie).
Dans l’avenir nous espérons développer d’autres pistes de type alimentation, nutriment et/ou activité physique qui pourraient avoir un impact plus significatif.

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Chercheur sur la prévention et les dépistages des cancers

Bonjour Thérèse,

Il s’agit d’une question en apparence simple mais qui est complexe.

Il y a deux grandes études qui ont testé l’impact d’une alimentation réduisant les apports de type graisse sur l’augmentation du contrôle de la maladie. Il s’agit de l’étude WINS portant sur 2 437 femmes suivies plus de 5 ans et de l’étude WHEL portant sur 3 088 femmes suivies plus de 7 ans (je suis septique sur les études portant sur les cellules en culture, sur les souris, sur 50 cas ou sur les constructions intellectuelles dont personne ne peut dire quel impact réel peut être attendu).
L’étude WINS montre un bénéfice faible (« modeste » selon les promoteurs de la recherche), l’étude WHEL pas de bénéfice (mais pas d’aggravation du pronostic).

Il est difficile de faire la part des choses entre alimentation et activité physique voir perte de poids. Les caractéristiques de la tumeur (récepteurs hormonaux positifs ou non) jouent également un rôle.

En pratique, on peut conseiller une alimentation orientée fruits, légumes et fibres avec moins de graisses animales, une activité physique modérée mais régulière, un contrôle pondéral. C’est peut-être un plus, néanmoins ne vous contraignez pas à atteindre ces objectifs si cela vous impose des efforts ou des contraintes majeures car les bénéfices sont possibles mais ils sont beaucoup plus faibles que ceux que vous apportent la prise en charge thérapeutique (chirurgie, et selon les circonstances : radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie).
Dans l’avenir nous espérons développer d’autres pistes de type alimentation, nutriment et/ou activité physique qui pourraient avoir un impact plus significatif.

Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique