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Les statistiques montrent une véritable épidémie de cancers.
Les explications parfois avancées pour faire croire qu'il s'agirait d'un biais statistique (augmentation de l'espérance de vie, amélioration du dépistage) ne tiennent pas. Elles n'expliquent pas, par exemple, pourquoi de plus en plus d'enfants sont atteints de cancers.
Il est aujourd'hui de plus en plus difficile de nier l'importance des facteurs environnementaux.
Alors, et même si ce n'est pas lucratif pour les laboratoires pharmaceutiques, va-t-on un jour se décider à mettre autant de moyens pour la recherche des causes du cancer que pour chercher des traitements ?
Bonjour Alain,
Il y a peu de question dans votre prise de position, cependant je vais vous donner ce que je pense peut être utile comme information sur ce sujet ainsi que ma position personnelle.
En ce qui concerne les cancers survenant chez les enfants de la naissance à 4 ans, le taux des cancers est effectivement en augmentation. Pour les garçons, l’augmentation sur 30 ans est de 4.3 cas supplémentaire pour 100 000 et pour les filles + 4.0 pour 100 000 [source Institut de Veille Sanitaire (InVS)]. Il s’agit d’une augmentation réelle (et relativement constante) mais dont l’ampleur est, comme vous pouvez le voir, faible ; en effet, pour une génération de 1 000 000 personnes, cela fait environ 2 à 3 cas de cancers en plus chaque année pour cette tranche d’âge (0-4 ans).
L’impact de la pollution sur les cancers est jugé actuellement comme étant : réel, injuste potentiellement maitrisable mais faible. Il ne s’agit pas de nier ce risque mais d’en souligner l’impact quantitatif limité (sauf à refuser à l’InVS la confiance que mérite les institutions publiques payées par nos impôts). Personne ne prétendre qu’à l’avenir l’impact sera toujours aussi faible, mais personne ne peut prétendre non plus qu’il sera considérable.
La mise en place d’une veille épidémiologique sur des pathologies traçantes (dont on suit l'évolution) permettrait d’anticiper des tendances dans ce domaine. Des structures comme les registres permettent ainsi d’observer plus ou moins partiellement ces aspects.
François a répondu
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Alain a déposé une nouvelle question
François
Bonjour Alain,
Il y a peu de question dans votre prise de position, cependant je vais vous donner ce que je pense peut être utile comme information sur ce sujet ainsi que ma position personnelle.
En ce qui concerne les cancers survenant chez les enfants de la naissance à 4 ans, le taux des cancers est effectivement en augmentation. Pour les garçons, l’augmentation sur 30 ans est de 4.3 cas supplémentaire pour 100 000 et pour les filles + 4.0 pour 100 000 [source Institut de Veille Sanitaire (InVS)]. Il s’agit d’une augmentation réelle (et relativement constante) mais dont l’ampleur est, comme vous pouvez le voir, faible ; en effet, pour une génération de 1 000 000 personnes, cela fait environ 2 à 3 cas de cancers en plus chaque année pour cette tranche d’âge (0-4 ans).
L’impact de la pollution sur les cancers est jugé actuellement comme étant : réel, injuste potentiellement maitrisable mais faible. Il ne s’agit pas de nier ce risque mais d’en souligner l’impact quantitatif limité (sauf à refuser à l’InVS la confiance que mérite les institutions publiques payées par nos impôts). Personne ne prétendre qu’à l’avenir l’impact sera toujours aussi faible, mais personne ne peut prétendre non plus qu’il sera considérable.
La mise en place d’une veille épidémiologique sur des pathologies traçantes (dont on suit l'évolution) permettrait d’anticiper des tendances dans ce domaine. Des structures comme les registres permettent ainsi d’observer plus ou moins partiellement ces aspects.