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Bonsoir Marie,

Il faut sans doute distinguer l’auto-palpation fortuite et la réalisation systématique de ce geste. Notre vie de médecin est remplie de cas où les cancers ont été détectés par les patients; et en effet, faire confiance aux personnes est souvent utile, mais…aussi parfois dangereux comme la réalisation de scanner pour des symptômes ou des circonstances atypiques entrainant des irradiations modérées mais le plus souvent inutiles.
Si l’auto-palpation comme signe d’alarme doit être entendu par les médecins, il est plus délicat de la recommander et moins encore de l’enseigner de manière obligatoire. En effet, de nombreuses études (dont une sur plus de 200 000 femmes) ont montré qu’il n’existait pas de différence significative entre la mise en place d’une politique volontariste d’enseignement de l’auto-palpation et la simple écoute des patientes sur la découverte accidentel d’une anomalie mammaire. Ainsi, il n’y aurait pas de bénéfice et un message trompeur associé à un transfert de responsabilité du corps médical vers les femmes elle-mêmes.

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Bonsoir Marie,

Il faut sans doute distinguer l’auto-palpation fortuite et la réalisation systématique de ce geste. Notre vie de médecin est remplie de cas où les cancers ont été détectés par les patients; et en effet, faire confiance aux personnes est souvent utile, mais…aussi parfois dangereux comme la réalisation de scanner pour des symptômes ou des circonstances atypiques entrainant des irradiations modérées mais le plus souvent inutiles.
Si l’auto-palpation comme signe d’alarme doit être entendu par les médecins, il est plus délicat de la recommander et moins encore de l’enseigner de manière obligatoire. En effet, de nombreuses études (dont une sur plus de 200 000 femmes) ont montré qu’il n’existait pas de différence significative entre la mise en place d’une politique volontariste d’enseignement de l’auto-palpation et la simple écoute des patientes sur la découverte accidentel d’une anomalie mammaire. Ainsi, il n’y aurait pas de bénéfice et un message trompeur associé à un transfert de responsabilité du corps médical vers les femmes elle-mêmes.

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