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Pas de langue de bois! Pourquoi des personnes n'entrant pas dans le dépistage des personnes dites à risques ou" improblables pour la médecine" ou n'ayant aucunes hérédités, sont-elles touchées de plus en plus et souffrent-elles au niveau de leurs gênes d'une mutation génétique. Que se passe t-il?Comment l'expliquez vous?
Bonjour Valérie,
Vous avez raison, et ce de manière indiscutable, pour certains cancers qui sont de plus en plus fréquents et il est logique de rechercher dans « la modernité » la cause de cette augmentation (lymphomes par exemple). En même temps, il existe des cancers pour lesquels, au contraire, on observe une réduction considérable du nombre de cas, et là aussi, la modernité doit en être responsable. Par exemple, la diminution du nombre de cas de cancer du col de l’utérus est liée au dépistage qui en découvrant des lésions précancéreuses limite le nombre de personnes atteintes. Autre exemple, l’invention et la diffusion du réfrigérateur qui a fait reculer la fréquence du cancer de l’estomac dans des proportions considérables. Aussi, il me paraît plus juste de parler d’un impact complexe et nuancé de la modernité dans son ensemble sur la fréquence des cancers (une fois pris en compte l’augmentation considérable de l’espérance de vie que l’on observe dans notre pays).
Le concept de personnes à risque que vous utilisez recouvre des situations extrêmement différentes : anomalies génétiques hérités, tabagisme important, exposition à l’amiante…
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Valérie a déposé une nouvelle question
François
Bonjour Valérie,
Vous avez raison, et ce de manière indiscutable, pour certains cancers qui sont de plus en plus fréquents et il est logique de rechercher dans « la modernité » la cause de cette augmentation (lymphomes par exemple). En même temps, il existe des cancers pour lesquels, au contraire, on observe une réduction considérable du nombre de cas, et là aussi, la modernité doit en être responsable. Par exemple, la diminution du nombre de cas de cancer du col de l’utérus est liée au dépistage qui en découvrant des lésions précancéreuses limite le nombre de personnes atteintes. Autre exemple, l’invention et la diffusion du réfrigérateur qui a fait reculer la fréquence du cancer de l’estomac dans des proportions considérables. Aussi, il me paraît plus juste de parler d’un impact complexe et nuancé de la modernité dans son ensemble sur la fréquence des cancers (une fois pris en compte l’augmentation considérable de l’espérance de vie que l’on observe dans notre pays).
Le concept de personnes à risque que vous utilisez recouvre des situations extrêmement différentes : anomalies génétiques hérités, tabagisme important, exposition à l’amiante…