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L'hormonothérapie (tamoxifène et autres) est donnée à toutes les femmes hormono dépendantes. L'hormonothérapie ne semble pas fonctionner avec toutes les femmes hormono dépendantes ? Comment expliquez-vous cela ? Pourquoi certaine récidive et pas d'autre ? Pourquoi ne pas cibler au départ celles qui y répondront et proposer un autre traitement pour les autres ?
Bonjour Virginie,
L’hormonodépendance est définie par la présence dans les noyaux des cellules cancéreuses de récepteurs aux oestrogènes et à la progestérone.
La sensibilité au traitement tel que le Tamoxifène met en œuvre de nombreux mécanismes comme entre autre la présence des récepteurs dans les noyaux. Ces récepteurs peuvent être présents dans 10 à 100% des cellules tumorales qui constituent la tumeur. Il y a donc dans la tumeur une hétérogénéité avec la co-existence de cellules avec récepteurs et d’autres sans. On peut alors comprendre que la réponse des cellules tumorales aux traitements hormonaux va être différente. C’est un premier niveau d’explication du risque de récidive chez les patientes dont les tumeurs sont récepteurs aux œstrogènes positives mais avec un nombre très différent de cellules positives susceptibles de répondre à la thérapie.
Il y a ensuite des mécanismes moléculaires autres qui vont être associés au risque de récidive. C’est le cas entre autre de la présence de nombreuses cassures dans les chromosomes qui est associée à un risque de récidive plus grand en particulier pour ces tumeurs de petite taille récepteurs aux oestrogènes positifs.
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Virginie a déposé une nouvelle question
Anne
Bonjour Virginie,
L’hormonodépendance est définie par la présence dans les noyaux des cellules cancéreuses de récepteurs aux oestrogènes et à la progestérone.
La sensibilité au traitement tel que le Tamoxifène met en œuvre de nombreux mécanismes comme entre autre la présence des récepteurs dans les noyaux. Ces récepteurs peuvent être présents dans 10 à 100% des cellules tumorales qui constituent la tumeur. Il y a donc dans la tumeur une hétérogénéité avec la co-existence de cellules avec récepteurs et d’autres sans. On peut alors comprendre que la réponse des cellules tumorales aux traitements hormonaux va être différente. C’est un premier niveau d’explication du risque de récidive chez les patientes dont les tumeurs sont récepteurs aux œstrogènes positives mais avec un nombre très différent de cellules positives susceptibles de répondre à la thérapie.
Il y a ensuite des mécanismes moléculaires autres qui vont être associés au risque de récidive. C’est le cas entre autre de la présence de nombreuses cassures dans les chromosomes qui est associée à un risque de récidive plus grand en particulier pour ces tumeurs de petite taille récepteurs aux oestrogènes positifs.