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Bernard
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Conseiller scientifique

Bonjour Ursula,
Certains types de cancers du sein, du côlon et du rectum, du sang, du rein et du testicule sont parmi les mieux pris en charge aujourd’hui.

Pour le cancer du sein, cancer dont l’incidence annuelle est en diminution depuis quelques années, le nombre des patientes en vie à 5 ans est passé en 30 ans de 25 % à prés de 80%.
Cela s’explique notamment par la généralisation du dépistage qui diminue le nombre de formes avancées de la maladie. Cela s’explique aussi par l’amélioration des techniques de radiothérapie et la mise au point de médicaments très performants comme l’Herceptin™.

Concernant le cancer colorectal, le nombre de patients en vie à 5 ans est supérieur à 55%. Là encore, le dépistage systématique des personnes à risque et la mise en place d’un dépistage organisé de la population générale diminue le nombre de formes avancées de la maladie. Le développement de techniques chirurgicales moins invasives, la généralisation des traitements adjuvants et la mise au point de médicaments ciblés ont également joué un rôle important. Grâce à la chirurgie des métastases hépatiques, la moitié des malades opérés sont en vie à 5 ans maintenant !

Pour les cancers du sang, les lymphomes et les leucémies, le pronostic s’est considérablement amélioré. Aujourd’hui, les cancers du sang sont des maladies que l’on peut traiter, mettre en rémission complète et de plus en plus souvent guérir. A titre d’illustration, il y a 40 ans la maladie d’Hodgkin était constamment mortelle. A la fin des années 60, la leucémie aiguë était une maladie constamment mortelle. Aujourd’hui, plus de 80% des malades sont guéris. En moins de trente ans, les leucémies ont vu leur pronostic, totalement modifié par l’introduction de la chimiothérapie et des greffes de moelle osseuse.

Le pronostic des cancers du rein s’est également amélioré et plusieurs explications non exclusives peuvent être avancées. Citons : une meilleure connaissance des mutations génétiques en relation avec la maladie, un dépistage à un stade précoce à l’occasion d’examen de routine et l’apparition de 4 ou 5 molécules ciblées permettant de traiter une maladie qui est chimio- et radio-résistante.

Le cancer du testicule était une maladie mortelle il y a 30 ans. Les taux de guérison atteignent aujourd’hui quasiment 100 % pour les formes localisées. Une meilleure classification des tumeurs a abouti à des traitements de plus en plus « sur mesure ». Une stadification précise permet le plus souvent d’éviter une chirurgie étendue. Des protocoles de chimiothérapie de plus en plus courts et de plus en plus efficace

Citons enfin les cancers de l’enfant. Leur taux de guérison qui était nul il y a 50 ans et de 10 % il y a 30 ans est actuellement, tous cancers confondus, de l’ordre de 75 à 80 %. On estime qu’en 2010, plus d’un adulte sur 1000 aura été guéri d’un cancer traité dans l’enfance !

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Bonjour Ursula,
Certains types de cancers du sein, du côlon et du rectum, du sang, du rein et du testicule sont parmi les mieux pris en charge aujourd’hui.

Pour le cancer du sein, cancer dont l’incidence annuelle est en diminution depuis quelques années, le nombre des patientes en vie à 5 ans est passé en 30 ans de 25 % à prés de 80%.
Cela s’explique notamment par la généralisation du dépistage qui diminue le nombre de formes avancées de la maladie. Cela s’explique aussi par l’amélioration des techniques de radiothérapie et la mise au point de médicaments très performants comme l’Herceptin™.

Concernant le cancer colorectal, le nombre de patients en vie à 5 ans est supérieur à 55%. Là encore, le dépistage systématique des personnes à risque et la mise en place d’un dépistage organisé de la population générale diminue le nombre de formes avancées de la maladie. Le développement de techniques chirurgicales moins invasives, la généralisation des traitements adjuvants et la mise au point de médicaments ciblés ont également joué un rôle important. Grâce à la chirurgie des métastases hépatiques, la moitié des malades opérés sont en vie à 5 ans maintenant !

Pour les cancers du sang, les lymphomes et les leucémies, le pronostic s’est considérablement amélioré. Aujourd’hui, les cancers du sang sont des maladies que l’on peut traiter, mettre en rémission complète et de plus en plus souvent guérir. A titre d’illustration, il y a 40 ans la maladie d’Hodgkin était constamment mortelle. A la fin des années 60, la leucémie aiguë était une maladie constamment mortelle. Aujourd’hui, plus de 80% des malades sont guéris. En moins de trente ans, les leucémies ont vu leur pronostic, totalement modifié par l’introduction de la chimiothérapie et des greffes de moelle osseuse.

Le pronostic des cancers du rein s’est également amélioré et plusieurs explications non exclusives peuvent être avancées. Citons : une meilleure connaissance des mutations génétiques en relation avec la maladie, un dépistage à un stade précoce à l’occasion d’examen de routine et l’apparition de 4 ou 5 molécules ciblées permettant de traiter une maladie qui est chimio- et radio-résistante.

Le cancer du testicule était une maladie mortelle il y a 30 ans. Les taux de guérison atteignent aujourd’hui quasiment 100 % pour les formes localisées. Une meilleure classification des tumeurs a abouti à des traitements de plus en plus « sur mesure ». Une stadification précise permet le plus souvent d’éviter une chirurgie étendue. Des protocoles de chimiothérapie de plus en plus courts et de plus en plus efficace

Citons enfin les cancers de l’enfant. Leur taux de guérison qui était nul il y a 50 ans et de 10 % il y a 30 ans est actuellement, tous cancers confondus, de l’ordre de 75 à 80 %. On estime qu’en 2010, plus d’un adulte sur 1000 aura été guéri d’un cancer traité dans l’enfance !

Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique