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Bonjour,
S'il est connu que certains virus ont un pouvoir oncogène, que sait-on sur le lien entre le cancer du foie et l'hépatite B?
Merci.
Bonjour James,
Le lien entre l’hépatite B et le cancer du foie a été clairement démontré par de nombreuses études épidémiologiques, c’est-à-dire des recherches d’associations portant sur un grand nombre de personnes infectées ou non. Dans le monde entier, ces études ont montré que pour une personne atteinte d’hépatite B chronique, le risque de développer un cancer du foie est augmenté de 20 à 100 fois en comparaison avec une personne non infectée. Le risque est donc encore plus grand que celui d’un fumeur de développer un cancer du poumon. De plus, certains facteurs augmentent encore le risque de 2 à 5 fois, comme la consommation abusive d’alcool, le diabète, le syndrome métabolique, ou dans certains pays la consommation de produits contaminés par des carcinogènes comme l’aflatoxine B1. Il s’agit probablement du lien le plus fermement établi entre une infection virale et le cancer. Malgré cela, les experts ne sont pas tous d’accord sur le rôle de l’infection virale B. Pour certains, l’hépatite B ne joue qu’un rôle indirect, en induisant une maladie inflammatoire, une fibrose puis une cirrhose qui vont favoriser l’apparition du cancer. Pour d’autres, le virus aurait un effet plus direct en induisant certains mécanismes comme les altérations génétiques qui prédisposent au cancer.
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Marie-Annick
Bonjour James,
Le lien entre l’hépatite B et le cancer du foie a été clairement démontré par de nombreuses études épidémiologiques, c’est-à-dire des recherches d’associations portant sur un grand nombre de personnes infectées ou non. Dans le monde entier, ces études ont montré que pour une personne atteinte d’hépatite B chronique, le risque de développer un cancer du foie est augmenté de 20 à 100 fois en comparaison avec une personne non infectée. Le risque est donc encore plus grand que celui d’un fumeur de développer un cancer du poumon. De plus, certains facteurs augmentent encore le risque de 2 à 5 fois, comme la consommation abusive d’alcool, le diabète, le syndrome métabolique, ou dans certains pays la consommation de produits contaminés par des carcinogènes comme l’aflatoxine B1. Il s’agit probablement du lien le plus fermement établi entre une infection virale et le cancer. Malgré cela, les experts ne sont pas tous d’accord sur le rôle de l’infection virale B. Pour certains, l’hépatite B ne joue qu’un rôle indirect, en induisant une maladie inflammatoire, une fibrose puis une cirrhose qui vont favoriser l’apparition du cancer. Pour d’autres, le virus aurait un effet plus direct en induisant certains mécanismes comme les altérations génétiques qui prédisposent au cancer.