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cancers du foie (à l'attention de Jessica).
Madame,
Je suis atteint d'une hémochromatose.Celle-ci a été diagnostiquée il y a 25 ans lors du décès de mon père
d'un cancer du foie à l'âge de 75 ans.
Depuis cette date,on me fait régulièrement des saignées
thérapeutiques.J'ai maintenant 61 ans et le rythme de ces saignées est actuellement:tous les 3 ou 4 mois.
Evidemment,mon taux de ferritine,le fer sérique,etc... sont contrôlés régulièrement.
Ma question est la suivante:
Je n'ai jamais su réellement ce qu'il en était du risque
lié à la consommation d'alcool pour une personne
atteinte d'une hémochromatose.Je sais qu'une
consommation régulière et relativement importante
est totalement à proscrire dans mon cas mais je
souhaiterais savoir:
-si une consommation épisodique:par exemple un
(et un seul) apéritif et un peu de vin au cours D'UN
SEUL repas par semaine en famille (avec abstinence
totale d'alcool pendant tout le reste de la semaine est
envisageable,possible et raisonnable.
-ou s'il me faut TOTALEMENT bannir l'alcool tout au
long de l'année en observant une abstinence totale
(et n'en consommer qu'une fois par an à titre festif,par
exemple à Noël et/ou au Nouvel An).
Je vous remercie bien sincèrement à l'avance de votre
réponse.Je vous demande de bien vouloir accepter
tous mes encouragements pour votre travail de
recherche et vous prie d'agréer,Madame,l'expression de mes très respectueuses salutations.
Vive la recherche en général et la recherche française
en particulier!
Jean-Pierre Labosse.
Bonjour Jean-Pierre,
La consommation d'alcool chez les patients atteints d'hémochromatose augmente de manière certaine le risque de survenue de cirrhose et de cancer du foie. Le nombre de verres d'alcool nécessaire pour favoriser la survenue de ses 2 complications est plus "bas" chez les patients ayant une hémochromatose que chez les personnes n'étant pas atteints par cette maladie. Fixer le seuil minimum de consommation d’alcool à partir duquel le risque de développement de cancer du foie augmente de manière significative chez un individu donné n’est pas facile. Par exemple, en fonction de son patrimoine génétique certain patients absorberont plus rapidement l’alcool, d’autres le dégraderont plus rapidement. On ne sait pas encore mesurer l’ensemble de ces paramètres de manière fiable et globale. En absence de ces tests, il est préférable de ne pas consommer d’alcool lorsque l’on est traité pour une hémochromatose pour minimiser au mieux le risque de développement d’un cancer du foie.
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Jessica
Bonjour Jean-Pierre,
La consommation d'alcool chez les patients atteints d'hémochromatose augmente de manière certaine le risque de survenue de cirrhose et de cancer du foie. Le nombre de verres d'alcool nécessaire pour favoriser la survenue de ses 2 complications est plus "bas" chez les patients ayant une hémochromatose que chez les personnes n'étant pas atteints par cette maladie. Fixer le seuil minimum de consommation d’alcool à partir duquel le risque de développement de cancer du foie augmente de manière significative chez un individu donné n’est pas facile. Par exemple, en fonction de son patrimoine génétique certain patients absorberont plus rapidement l’alcool, d’autres le dégraderont plus rapidement. On ne sait pas encore mesurer l’ensemble de ces paramètres de manière fiable et globale. En absence de ces tests, il est préférable de ne pas consommer d’alcool lorsque l’on est traité pour une hémochromatose pour minimiser au mieux le risque de développement d’un cancer du foie.