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Bonjour,
J'ai lu dans une des réponses données par le docteur Buendia, que certains virus pouvaient augmenter le risque de cancer du fait des altérations provoquées dans la cellule. Ceci signifie-t-il que les personnes ayant un système immunitaire plus faible que la moyenne sont plus sujettes au cancer (puisque plus infectés par les virus)? Par ailleurs, puisque ces cancers sont dits "chroniques", est-ce qu'une personne qui est régulièrement malade de la grippe saisonnière (2 à 3 fois par an) et ne se fait jamais traiter, voit son risque de développer un cancer dans les années à venir augmenté?
Merci pour vos réponses.
Bonjour,
En effet l'infection chronique par certains virus augmente le risque de cancer dans des organes bien précis. Il faut bien noter que ce sont les infectiosn virales qui sont chroniques, ce qui signifie persistantes, mais pas les cancers. Ainsi, les sous-types de haut risque des papillomavirus sont associés au cancer du col de l'utérus, les virus de l'hépatite B et C avec le cancer du foie, le virus d'Epstein-Barr (EBV) avec le lymphome de Burkitt et le carcinome nasopharyngé, le virus HHV8 avec le sarcome de Kaposi, et le virus HTLV1 avec la leucémie T.
Le rôle de la réponse immunitaire dans le développement des cancers est complexe et probablement différent selon le type de cancer. Certaines personnes ayant un système immunitaire faible, comme les patients atteints de SIDA, ont un risque augmenté de développer certains cancers comme des lymphomes en particulier.
Cependant le fait d'avoir la grippe ne signifie pas obligatoirement une déficience du système immunitaire et peut être lié plutot à des contacts fréquents avec des personnes infectées. Celà n'a pas de conséquences sur le développement de cancers, même si c'est 2 à 3 fois par an, ce qui parait tout à fait exceptionnel.
Marie-Annick a répondu
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Marie-Annick
Bonjour,
En effet l'infection chronique par certains virus augmente le risque de cancer dans des organes bien précis. Il faut bien noter que ce sont les infectiosn virales qui sont chroniques, ce qui signifie persistantes, mais pas les cancers. Ainsi, les sous-types de haut risque des papillomavirus sont associés au cancer du col de l'utérus, les virus de l'hépatite B et C avec le cancer du foie, le virus d'Epstein-Barr (EBV) avec le lymphome de Burkitt et le carcinome nasopharyngé, le virus HHV8 avec le sarcome de Kaposi, et le virus HTLV1 avec la leucémie T.
Le rôle de la réponse immunitaire dans le développement des cancers est complexe et probablement différent selon le type de cancer. Certaines personnes ayant un système immunitaire faible, comme les patients atteints de SIDA, ont un risque augmenté de développer certains cancers comme des lymphomes en particulier.
Cependant le fait d'avoir la grippe ne signifie pas obligatoirement une déficience du système immunitaire et peut être lié plutot à des contacts fréquents avec des personnes infectées. Celà n'a pas de conséquences sur le développement de cancers, même si c'est 2 à 3 fois par an, ce qui parait tout à fait exceptionnel.