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Le dépistage du cancer du sein est recommandé en France tous les 2 ans. Cet intervalle n’est-il pas trop long ? Si un cancer du sein se déclare, quelle est son évolution probable en 2 ans ?
Bonjour Ursula,
D’une certaine manière, le dépistage est comparable aux médicaments dont on sait que leur efficacité dépend de leurs bonnes conditions d’utilisation. La pratique du dépistage, si elle ne répond pas à certains critères de qualité, peut entraîner des effets délétères qui peuvent alors être supérieurs au bénéfice attendu. Dans tout dépistage, il y a un risque de « sur-diagnostic », c'est-à-dire le risque d’identifier des cancers qui ne seraient jamais apparus pendant la vie de la personne, en particulier dans le cas de certains cancers qui évoluent très lentement. Par ailleurs, un examen de dépistage aussi bon soit-il n’est jamais fiable à 100% et certaines personnes n’ont pas de cancer malgré une mammographie qui révèle des anomalies. Si on répète le dépistage trop souvent, alors les risques liés au sur-diagnostic peuvent devenir trop importants eu égard aux bénéfices attendus, entrainant ainsi des désagréments chez les personnes n’ayant pas de cancer malgré une mammographie positive (faux-positifs). Au-delà de la dose indiquée (un dépistage tous les 2 ans), le dépistage du cancer du sein présente trop d’effets délétères pour être conseillé.
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Guy
Bonjour Ursula,
D’une certaine manière, le dépistage est comparable aux médicaments dont on sait que leur efficacité dépend de leurs bonnes conditions d’utilisation. La pratique du dépistage, si elle ne répond pas à certains critères de qualité, peut entraîner des effets délétères qui peuvent alors être supérieurs au bénéfice attendu. Dans tout dépistage, il y a un risque de « sur-diagnostic », c'est-à-dire le risque d’identifier des cancers qui ne seraient jamais apparus pendant la vie de la personne, en particulier dans le cas de certains cancers qui évoluent très lentement. Par ailleurs, un examen de dépistage aussi bon soit-il n’est jamais fiable à 100% et certaines personnes n’ont pas de cancer malgré une mammographie qui révèle des anomalies. Si on répète le dépistage trop souvent, alors les risques liés au sur-diagnostic peuvent devenir trop importants eu égard aux bénéfices attendus, entrainant ainsi des désagréments chez les personnes n’ayant pas de cancer malgré une mammographie positive (faux-positifs). Au-delà de la dose indiquée (un dépistage tous les 2 ans), le dépistage du cancer du sein présente trop d’effets délétères pour être conseillé.