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Existe-t-il toujours des recherches effectuées sur la compréhension des mécanismes d’action des interférons pour lutter contre les HBV et HCV ? Si oui, où en sont-elles ? L’interféron est-il utilisé pour traiter les cancers dus à une hépatite ?
Bonjour Juliette,
L'interféron alpha pégylé représente maintenant un traitement classique des hépatites B et C, souvent en combinaison avec des agents anti-viraux. Les recherches se poursuivent pour mieux connaitre les mécanismes responsables d'une part de l'effet biologique de l'interféron, et d'autre part de l'échec du traitement dans certains cas. Par exemple, plusieurs laboratoires ont montré récemment que les patients souffrant d'une surcharge en fer dans le foie répondaient mal à l'interféron. Des études génétiques sont conduites pour identifier des marqueurs chez les patients atteints d'hépatite C et qui ne répondent pas au traitement. Ces marqueurs pourront ensuite être utilisés pour prédire la réponse chez de nouveaux patients. Beaucoup d'études actuelles portent sur l'efficacité des traitements chez les patients co-infectés par le virus du SIDA. Sur le plan de la compréhension des mécanismes d'action de l'interféron, il y a toujours de nombreuses recherches. Par exemple il a été montré récemment que l'interféron induit une réponse dans les lymphocytes NK (natural killer) qui leur permet d'éliminer les cellules infectées par le virus de l'hépatite C.
L'interféron est utilisé pour traiter le cancer du foie induit par les hépatites virales, en particulier après une opération chirurgicale de la tumeur, afin d'éviter une récidive. Les résultats sont encourageants, mais variables selon le protocole utilisé. Ils sont excellents dans une étude récente de patients avec hépatite B en Chine mais limités dans d'autres études sur des patients avec hépatite C en Europe. Il faut souligner que l'interféron a d'importants effets secondaires et que le traitement est couteux.
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Marie-Annick
Bonjour Juliette,
L'interféron alpha pégylé représente maintenant un traitement classique des hépatites B et C, souvent en combinaison avec des agents anti-viraux. Les recherches se poursuivent pour mieux connaitre les mécanismes responsables d'une part de l'effet biologique de l'interféron, et d'autre part de l'échec du traitement dans certains cas. Par exemple, plusieurs laboratoires ont montré récemment que les patients souffrant d'une surcharge en fer dans le foie répondaient mal à l'interféron. Des études génétiques sont conduites pour identifier des marqueurs chez les patients atteints d'hépatite C et qui ne répondent pas au traitement. Ces marqueurs pourront ensuite être utilisés pour prédire la réponse chez de nouveaux patients. Beaucoup d'études actuelles portent sur l'efficacité des traitements chez les patients co-infectés par le virus du SIDA. Sur le plan de la compréhension des mécanismes d'action de l'interféron, il y a toujours de nombreuses recherches. Par exemple il a été montré récemment que l'interféron induit une réponse dans les lymphocytes NK (natural killer) qui leur permet d'éliminer les cellules infectées par le virus de l'hépatite C.
L'interféron est utilisé pour traiter le cancer du foie induit par les hépatites virales, en particulier après une opération chirurgicale de la tumeur, afin d'éviter une récidive. Les résultats sont encourageants, mais variables selon le protocole utilisé. Ils sont excellents dans une étude récente de patients avec hépatite B en Chine mais limités dans d'autres études sur des patients avec hépatite C en Europe. Il faut souligner que l'interféron a d'importants effets secondaires et que le traitement est couteux.