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Bonjour
Je viens de perdre ma fille de 28 ans d'un mélanome régressif métastasé (os, foie, rein...) dépisté à la suite d'une douleur intense à la hanche. Elle s'est éteinte le 3 janvier après la découverte d'une méningite carcinomateuse.
J'aimerai en savoir plus sur l'avancement de la recherche dans ce domaine et en particulier sur le dépistage si possible précoce et les traitements qui pourraient prolonger de façon importante la vie du malade dans de bonnes conditions.
Malgré ma douleur, je suis admirative des équipes soignantes qui ont suivies ma fille pour leur humanité, leur tendresse et leur attention envers elle et ses parents.
A bientôt de vous lire. Cordialement.
Bonjour Rolande,
Pour le mélanome, le maître mot est DEPISTAGE précoce car, une fois évolué, le mélanome est encore une maladie mal contrôlée par les traitements actuels. En fait, il demeure le plus grave des cancers cutanés avec plus de 1360 décès en 2000 en France. Ce taux a été multiplié par 3 entre 1969 et 1997.
En France, il a été comptabilisé 7231 cas en 2000, soit 10 nouveaux cas/an pour 100 000 habitants. L'augmentation de l'incidence des mélanomes de faible épaisseur est plus forte que celle des mélanomes épais, ce qui pourrait traduire un meilleur dépistage de la maladie.
Comment le dépister ?
C’est l’abécédaire du diagnostic. Il consiste à évaluer une tâche :
A = Asymétrique
B = à Bords irréguliers
C = de Couleur inhomogène
D = Diamètre de grande taille, souvent supérieur à 6 mm
Il faut consulter rapidement, au moindre doute en cas d’évolution, de modification rapide et récente d’un grain de beauté. Les signes d’alerte sont :
• Une modification de forme,
• Une modification de couleur, les tâches sont alors de couleur brun foncé ou noir et souvent plus de deux couleurs (ou deux teintes),
• Une forme et des contours irréguliers qui s’élargissent,
• L’apparition rapide d’une nouvelle lésion qui persiste, ne guérit pas, colorée ou non, parfois de couleur chair, rosée
• D’une tâche différente des autres grains de beauté = le « vilain petit canard ».
Enfin, il faut impérativement repérer les mélanomes à croissance rapide car ils sont responsables de l’essentiel de la mortalité.
De nouvelles méthodes
Bernard a répondu
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Rolande a déposé une nouvelle question
Bernard
Bonjour Rolande,
Pour le mélanome, le maître mot est DEPISTAGE précoce car, une fois évolué, le mélanome est encore une maladie mal contrôlée par les traitements actuels. En fait, il demeure le plus grave des cancers cutanés avec plus de 1360 décès en 2000 en France. Ce taux a été multiplié par 3 entre 1969 et 1997.
En France, il a été comptabilisé 7231 cas en 2000, soit 10 nouveaux cas/an pour 100 000 habitants. L'augmentation de l'incidence des mélanomes de faible épaisseur est plus forte que celle des mélanomes épais, ce qui pourrait traduire un meilleur dépistage de la maladie.
Comment le dépister ?
C’est l’abécédaire du diagnostic. Il consiste à évaluer une tâche :
A = Asymétrique
B = à Bords irréguliers
C = de Couleur inhomogène
D = Diamètre de grande taille, souvent supérieur à 6 mm
Il faut consulter rapidement, au moindre doute en cas d’évolution, de modification rapide et récente d’un grain de beauté. Les signes d’alerte sont :
• Une modification de forme,
• Une modification de couleur, les tâches sont alors de couleur brun foncé ou noir et souvent plus de deux couleurs (ou deux teintes),
• Une forme et des contours irréguliers qui s’élargissent,
• L’apparition rapide d’une nouvelle lésion qui persiste, ne guérit pas, colorée ou non, parfois de couleur chair, rosée
• D’une tâche différente des autres grains de beauté = le « vilain petit canard ».
Enfin, il faut impérativement repérer les mélanomes à croissance rapide car ils sont responsables de l’essentiel de la mortalité.
De nouvelles méthodes
• L'échographie ganglionnaire superficielle qui peut permettre un diagnostic plus précoce des récidives locorégionales,
• L'amélioration des produits de contraste en imagerie par résonance magnétique (optimisation des doses de gadolinium, utilisation de substances super-paramagnétiques).
• L'immunoscintigraphie est proposée pour la détection précoce de métastases ou pour la recherche des zones de drainage lymphatique. A l'heure actuelle, cette méthode reste du domaine de la recherche et ne peut encore être proposée, en pratique courante.