Cette question est archivée, les contributions sont neutralisées. 

Bonjour Rolande,
Pour le mélanome, le maître mot est DEPISTAGE précoce car, une fois évolué, le mélanome est encore une maladie mal contrôlée par les traitements actuels. En fait, il demeure le plus grave des cancers cutanés avec plus de 1360 décès en 2000 en France. Ce taux a été multiplié par 3 entre 1969 et 1997.
En France, il a été comptabilisé 7231 cas en 2000, soit 10 nouveaux cas/an pour 100 000 habitants. L'augmentation de l'incidence des mélanomes de faible épaisseur est plus forte que celle des mélanomes épais, ce qui pourrait traduire un meilleur dépistage de la maladie.
Comment le dépister ?
C’est l’abécédaire du diagnostic. Il consiste à évaluer une tâche :
A = Asymétrique
B = à Bords irréguliers
C = de Couleur inhomogène
D = Diamètre de grande taille, souvent supérieur à 6 mm
Il faut consulter rapidement, au moindre doute en cas d’évolution, de modification rapide et récente d’un grain de beauté. Les signes d’alerte sont :
• Une modification de forme,
• Une modification de couleur, les tâches sont alors de couleur brun foncé ou noir et souvent plus de deux couleurs (ou deux teintes),
• Une forme et des contours irréguliers qui s’élargissent,
• L’apparition rapide d’une nouvelle lésion qui persiste, ne guérit pas, colorée ou non, parfois de couleur chair, rosée
• D’une tâche différente des autres grains de beauté = le « vilain petit canard ».
Enfin, il faut impérativement repérer les mélanomes à croissance rapide car ils sont responsables de l’essentiel de la mortalité.
De nouvelles méthodes

  • La photographie : son intérêt a été démontré. Actuellement, leur réalisation pratique avec les techniques photographiques habituelles est difficile et la standardisation de la méthode n'est pas encore établie. Les procédés de vidéo-photographie sont en attente d'évaluation et de progrès techniques, en particulier, dans le domaine de l'analyse automatisée d'images.
  • L'utilisation des techniques de visualisation microscopique de la peau in vivo : ces techniques nécessitent un entraînement pratique à une nouvelle séméiologie. Dans des mains expérimentées, ces techniques améliorent la spécificité du diagnostic clinique de mélanome d'environ 20 %. Ces progrès pourraient donc être utiles pour le diagnostic de seconds mélanomes et la surveillance des populations à risque de mélanome.
  • Les nouvelles techniques d'imagerie : parmi les nouvelles techniques, il faut citer :
  • • La tomodensitométrie hélicoïdale (scanner spiralé),
    • L'échographie ganglionnaire superficielle qui peut permettre un diagnostic plus précoce des récidives locorégionales,
    • L'amélioration des produits de contraste en imagerie par résonance magnétique (optimisation des doses de gadolinium, utilisation de substances super-paramagnétiques).
    • L'immunoscintigraphie est proposée pour la détection précoce de métastases ou pour la recherche des zones de drainage lymphatique. A l'heure actuelle, cette méthode reste du domaine de la recherche et ne peut encore être proposée, en pratique courante.

    • Une recherche clinique et fondamentale très importante : il y a, à travers le monde, 926 essais de recherche clinique dont 329 recrutent des patients. Parmi les traitements en stade de recherche clinique avancée (Phase 3), on en dénombre 77 dont 24 recrutent des patients. Parmi les molécules pouvant permettre d’espérer un progrès significatif dans les 4 à 5 ans à venir, on peut citer un vaccin thérapeutique l’OncoVAAXGM-CSF™, un anticorps monoclonal, l’ipilimumab et des molécules de biochimiothérapie comme l’AMM-107, le GSK-212223, le RO-185426, le tasisulam et l’ABI-007.

Commentaires (1)

Bonjour Rolande,
Pour le mélanome, le maître mot est DEPISTAGE précoce car, une fois évolué, le mélanome est encore une maladie mal contrôlée par les traitements actuels. En fait, il demeure le plus grave des cancers cutanés avec plus de 1360 décès en 2000 en France. Ce taux a été multiplié par 3 entre 1969 et 1997.
En France, il a été comptabilisé 7231 cas en 2000, soit 10 nouveaux cas/an pour 100 000 habitants. L'augmentation de l'incidence des mélanomes de faible épaisseur est plus forte que celle des mélanomes épais, ce qui pourrait traduire un meilleur dépistage de la maladie.
Comment le dépister ?
C’est l’abécédaire du diagnostic. Il consiste à évaluer une tâche :
A = Asymétrique
B = à Bords irréguliers
C = de Couleur inhomogène
D = Diamètre de grande taille, souvent supérieur à 6 mm
Il faut consulter rapidement, au moindre doute en cas d’évolution, de modification rapide et récente d’un grain de beauté. Les signes d’alerte sont :
• Une modification de forme,
• Une modification de couleur, les tâches sont alors de couleur brun foncé ou noir et souvent plus de deux couleurs (ou deux teintes),
• Une forme et des contours irréguliers qui s’élargissent,
• L’apparition rapide d’une nouvelle lésion qui persiste, ne guérit pas, colorée ou non, parfois de couleur chair, rosée
• D’une tâche différente des autres grains de beauté = le « vilain petit canard ».
Enfin, il faut impérativement repérer les mélanomes à croissance rapide car ils sont responsables de l’essentiel de la mortalité.
De nouvelles méthodes

  • La photographie : son intérêt a été démontré. Actuellement, leur réalisation pratique avec les techniques photographiques habituelles est difficile et la standardisation de la méthode n'est pas encore établie. Les procédés de vidéo-photographie sont en attente d'évaluation et de progrès techniques, en particulier, dans le domaine de l'analyse automatisée d'images.
  • L'utilisation des techniques de visualisation microscopique de la peau in vivo : ces techniques nécessitent un entraînement pratique à une nouvelle séméiologie. Dans des mains expérimentées, ces techniques améliorent la spécificité du diagnostic clinique de mélanome d'environ 20 %. Ces progrès pourraient donc être utiles pour le diagnostic de seconds mélanomes et la surveillance des populations à risque de mélanome.
  • Les nouvelles techniques d'imagerie : parmi les nouvelles techniques, il faut citer :
  • • La tomodensitométrie hélicoïdale (scanner spiralé),
    • L'échographie ganglionnaire superficielle qui peut permettre un diagnostic plus précoce des récidives locorégionales,
    • L'amélioration des produits de contraste en imagerie par résonance magnétique (optimisation des doses de gadolinium, utilisation de substances super-paramagnétiques).
    • L'immunoscintigraphie est proposée pour la détection précoce de métastases ou pour la recherche des zones de drainage lymphatique. A l'heure actuelle, cette méthode reste du domaine de la recherche et ne peut encore être proposée, en pratique courante.

    • Une recherche clinique et fondamentale très importante : il y a, à travers le monde, 926 essais de recherche clinique dont 329 recrutent des patients. Parmi les traitements en stade de recherche clinique avancée (Phase 3), on en dénombre 77 dont 24 recrutent des patients. Parmi les molécules pouvant permettre d’espérer un progrès significatif dans les 4 à 5 ans à venir, on peut citer un vaccin thérapeutique l’OncoVAAXGM-CSF™, un anticorps monoclonal, l’ipilimumab et des molécules de biochimiothérapie comme l’AMM-107, le GSK-212223, le RO-185426, le tasisulam et l’ABI-007.

LE GRAND DIRECT DES CHERCHEURS 2012| Nos partenaires| Conditions générales d’utilisation| Contact| L'ARC| Archives des questions