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Y a-T-il un lien génétique entre certains questions ? Notamment le cancer du sein. Comment se fait-il que certaines personnes contractent 3 voire 4 cancers dans leur vie ?
Bonjour Nathalie,
Le contexte
Deux grandes explication possibles : une mutation d’un ou plusieurs gènes ; ou bien l’exposition à un carcinogène facteur de risque commun à plusieurs localisations de la maladie. Il faut mettre à part, les formes exceptionnelles de cancer héréditaires.
Un petit rappel
Le cancer est une maladie des gènes. C’est une expression altérée de nombreux gènes aboutissant à la sélection progressive de cellules avec phénotype tumoral. Il s’agit d’altérations somatiques, le plus souvent, ou d’altérations constitutionnelles dans les rares cas de prédisposition héréditaire au cancer. Les gènes régulent la prolifération, la différenciation, la sénescence cellulaire, ainsi que l’apoptose. Enfin, ils contrôlent le maintien de l’intégrité du génome grâce à des mécanismes de réparation de l’ADN et de surveillance du bon déroulement de la ségrégation des chromosomes au cours de la mitose. Les gènes dits « oncogènes » sont activateurs de la tumeur et leur mécanisme est dominant aboutissant ainsi à des réarrangements chromosomiques révélés par des études cytogénétiques. Alors que le proto-oncogène assure la transmission d’un signal de prolifération cellulaire, l’oncogène accélère la division cellulaire. Une mutation activatrice est ainsi suffisante pour stimuler la prolifération cellulaire puisqu’il s’agit d’une action « dominante ». Au contraire, les gènes suppresseurs de tumeur inactivent la tumeur mais leur mécanisme est récessif.
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Nathalie a déposé une nouvelle question
Bernard
Bonjour Nathalie,
Le contexte
Deux grandes explication possibles : une mutation d’un ou plusieurs gènes ; ou bien l’exposition à un carcinogène facteur de risque commun à plusieurs localisations de la maladie. Il faut mettre à part, les formes exceptionnelles de cancer héréditaires.
Un petit rappel
Le cancer est une maladie des gènes. C’est une expression altérée de nombreux gènes aboutissant à la sélection progressive de cellules avec phénotype tumoral. Il s’agit d’altérations somatiques, le plus souvent, ou d’altérations constitutionnelles dans les rares cas de prédisposition héréditaire au cancer. Les gènes régulent la prolifération, la différenciation, la sénescence cellulaire, ainsi que l’apoptose. Enfin, ils contrôlent le maintien de l’intégrité du génome grâce à des mécanismes de réparation de l’ADN et de surveillance du bon déroulement de la ségrégation des chromosomes au cours de la mitose. Les gènes dits « oncogènes » sont activateurs de la tumeur et leur mécanisme est dominant aboutissant ainsi à des réarrangements chromosomiques révélés par des études cytogénétiques. Alors que le proto-oncogène assure la transmission d’un signal de prolifération cellulaire, l’oncogène accélère la division cellulaire. Une mutation activatrice est ainsi suffisante pour stimuler la prolifération cellulaire puisqu’il s’agit d’une action « dominante ». Au contraire, les gènes suppresseurs de tumeur inactivent la tumeur mais leur mécanisme est récessif.
En cas de cancer colorectal familial (avec ou sans polypose), le risque relatif associé de développer un second cancer de l’endomètre, de l’intestin grêle voire de l’ovaire, existe.