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Daniel
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Chercheur en oncologie

Bonjour Cathie,
Avant toute chose il faut dire qu’il est difficile de donner des délais. Cependant, même s’il faut rester prudent, l’espoir et l’optimisme feraient pencher la balance vers quelques années plutôt que quelques décennies.
La découverte des cellules souches est récente. Les cellules souches de la glande mammaire n’ont été identifiées que depuis le début de la décennie précédente mais déjà de nombreux progrès ont été réalisés. Nous savons comment les identifier et nous connaissons quelques unes de leurs propriétés. Peut être plus important encore le concept même de la cancérisation orchestrée par des cellules souches est maintenant bien ancré dans la communauté scientifique. De plus, le nombre de cellules souches cancéreuses au sein de la tumeur semble influencer le pronostic de la maladie, les tumeurs ayant le plus grand nombre de ces cellules étant les plus graves.
Des investissements importants sont en cours pour identifier des cibles thérapeutiques et de nouvelles drogues capables de tuer les cellules souches cancéreuses.
Néanmoins il faut franchir certaines étapes difficiles.
Premièrement, il faut identifier des molécules qui ne sont présentes QUE sur les cellules souches cancéreuses. Ceci de façon à épargner les cellules souches normales et les autres cellules normales.
Deuxièmement, il faut trouver des drogues qui ciblent bien ces molécules sans induire de toxicité ni d’effets secondaires et qui soient efficaces. C’est la base de la thérapie ciblée. La première thérapie ciblée (herceptine) a pris vingt ans pour se développer entre le moment où l’on a identifié la cible (HER2, au milieu des années 80) et le moment où cette thérapie a été utilisée de façon systématique. On peut penser que les nouvelles thérapies ciblées ne prendront pas autant de temps.

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Bonjour Cathie,
Avant toute chose il faut dire qu’il est difficile de donner des délais. Cependant, même s’il faut rester prudent, l’espoir et l’optimisme feraient pencher la balance vers quelques années plutôt que quelques décennies.
La découverte des cellules souches est récente. Les cellules souches de la glande mammaire n’ont été identifiées que depuis le début de la décennie précédente mais déjà de nombreux progrès ont été réalisés. Nous savons comment les identifier et nous connaissons quelques unes de leurs propriétés. Peut être plus important encore le concept même de la cancérisation orchestrée par des cellules souches est maintenant bien ancré dans la communauté scientifique. De plus, le nombre de cellules souches cancéreuses au sein de la tumeur semble influencer le pronostic de la maladie, les tumeurs ayant le plus grand nombre de ces cellules étant les plus graves.
Des investissements importants sont en cours pour identifier des cibles thérapeutiques et de nouvelles drogues capables de tuer les cellules souches cancéreuses.
Néanmoins il faut franchir certaines étapes difficiles.
Premièrement, il faut identifier des molécules qui ne sont présentes QUE sur les cellules souches cancéreuses. Ceci de façon à épargner les cellules souches normales et les autres cellules normales.
Deuxièmement, il faut trouver des drogues qui ciblent bien ces molécules sans induire de toxicité ni d’effets secondaires et qui soient efficaces. C’est la base de la thérapie ciblée. La première thérapie ciblée (herceptine) a pris vingt ans pour se développer entre le moment où l’on a identifié la cible (HER2, au milieu des années 80) et le moment où cette thérapie a été utilisée de façon systématique. On peut penser que les nouvelles thérapies ciblées ne prendront pas autant de temps.

Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique