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Quelle est la différence entre une thérapie génique classique et celle appliquée au cancer ?
Est- ce une thérapie d'avenir ?
Bonsoir Mathilde,
La notion de thérapie génique est aujourd’hui davantage un principe général qu’une technique précise car les méthodes utilisées sont extrêmement diverses. En effet, selon que le traitement ait pour but d’obtenir la production d’une protéine active, le remplaçant d’une protéine manquante ou inactive (affections héréditaires), ou de lutter contre le cancer, les méthodes seront différentes. En théorie, il n’y en a donc pas de spécificité de cette thérapeutique pour le cancer, sous réserve que les mutations soient parfaitement connues.
Le principe de la thérapie génique repose sur la possibilité d'introduire dans le noyau d'une cellule vivante, un gène, c'est-à-dire une portion d'ADN qui contrôle la fabrication d'une protéine, afin d'induire un effet thérapeutique. A la différence d’un médicament qui agit sur l'activité des protéines et sur les fonctions cellulaires, la thérapie génique cherche à intervenir plus en amont, à la source même des dysfonctionnements.
Les techniques de transport du gène à l’intérieur des cellules sont, elles aussi, très variées et peuvent être couplées à d‘autres stratégies, notamment vaccinales, ce qui rend encore plus compliquée la démarche utilisée.
Toute thérapie génique exige trois ingrédients de base : un gène, un vecteur pour transférer le gène et une cellule cible. Le but est d'obtenir une expression correcte, du gène inséré (le transgène) tant sur le plan qualitatif que quantitatif. La grande majorité des protocoles de thérapie génique mis en œuvre dans le monde concernent les cancers. Trois grandes stratégies sont actuellement développées :
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Bernard
Bonsoir Mathilde,
La notion de thérapie génique est aujourd’hui davantage un principe général qu’une technique précise car les méthodes utilisées sont extrêmement diverses. En effet, selon que le traitement ait pour but d’obtenir la production d’une protéine active, le remplaçant d’une protéine manquante ou inactive (affections héréditaires), ou de lutter contre le cancer, les méthodes seront différentes. En théorie, il n’y en a donc pas de spécificité de cette thérapeutique pour le cancer, sous réserve que les mutations soient parfaitement connues.
Le principe de la thérapie génique repose sur la possibilité d'introduire dans le noyau d'une cellule vivante, un gène, c'est-à-dire une portion d'ADN qui contrôle la fabrication d'une protéine, afin d'induire un effet thérapeutique. A la différence d’un médicament qui agit sur l'activité des protéines et sur les fonctions cellulaires, la thérapie génique cherche à intervenir plus en amont, à la source même des dysfonctionnements.
Les techniques de transport du gène à l’intérieur des cellules sont, elles aussi, très variées et peuvent être couplées à d‘autres stratégies, notamment vaccinales, ce qui rend encore plus compliquée la démarche utilisée.
Toute thérapie génique exige trois ingrédients de base : un gène, un vecteur pour transférer le gène et une cellule cible. Le but est d'obtenir une expression correcte, du gène inséré (le transgène) tant sur le plan qualitatif que quantitatif. La grande majorité des protocoles de thérapie génique mis en œuvre dans le monde concernent les cancers. Trois grandes stratégies sont actuellement développées :
En quelques années, les avancées de la connaissance ont été remarquables et le projet visant à décrypter le génome humain devrait accélérer encore le rythme des découvertes et accroître l'espoir de parvenir à des traitements réellement efficaces.