Bonjour,
Dans ma précédente question concernant la recherche sur le traitement du cancer colorectal, vous m'avez répondu que 300 molécules étaient en essais de phase 300, pouvant déboucher sur de nouveaux traitements dans les eux a trois ans, ce qui est une bonne nouvelle.
Mais qu'en serai-t-il de l'accès a ces nouvelles thérapie si couteuses ?
Pour comprendre ma question, j'ai été opéré en Angleterre. Mais le système de sante anglais, via la National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) (organisme charge de définir quels traitements sont fournies gratuitement et remboursés) n'a toujours pas autorise l'accès aux anticorps monoclonaux, comme le cetuximab et le bevacizumab, car elle considère que le ratio "vie cout" n'est pas rentable. C'est pour cela que j'ai du quitter ce pays. Si vous voulez bénéficier de ces traitements, vous vous devez de les payer, ce qui vous l'imaginez, sont causes de nombreux drames dans ce pays, ou bien espérer que l'hôpital soit assez généreux pour vous les offrir, ce qui est plutôt rare. C'est ce qu'on appèle plus communément la "post code lottery".
Étant donne le coup élevé de ces traitements futurs et la crise que subit notre sécurité sociale, qu'en serai-t-il de l'accès de ceux-ci en France ?
Pouvons nous risquer un jour de subir le même sort que les Britanniques ?
L'ARC est elles conscient d'un tel problème et quels sont ses armes pour éviter de tels injustices et ne pas faire de l'accès des nouvelles thérapie anti-cancer une exclusivité des plus fortunés ?
Merci
David
Axelle
Bonjour David,
A notre connaissance, la situation est actuellement différente en France, à savoir que les médicaments ayant prouvé leur efficacité sont systématiquement pris en charge. A ce titre, les malades atteints d’un cancer bénéficient d’une prise en charge à 100%.
Cependant, si une situation se présentait où un médicament ayant prouvé son efficacité n’était pas remboursé pour des raisons de coût de fabrication trop élevés, l’ARC s’engage à effectuer les actions nécessaires pour pousser les autorités de santé à évoluer et/ou proposer des solutions aux plus défavorisés. Dans ce sens, nous participons actuellement à un groupe de travail sur les risques de réduction de l’ALD pour les maladies chroniques afin de s’assurer de la protection des malades.
D’une manière plus générale, il est à noter que l’une des mesures du nouveau Plan Cancer est de garantir un égal accès aux traitements et aux innovations, et nous participerons activement à travers l’INCa, au suivi et à la mise en œuvre de ce plan.
Pour plus d’informations, je vous invite à parcourir l’article suivant sur le site de l’ARC :
http://www.arc-cancer.net/A-la-une/article/Medicaments-an...