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Mon mari est atteint d'une leucémie lymphoide chronique détectée à l'âge de 48 ans.Depuis 2 ans,seule une surveillance est réalisée jusqu à maintenant mais un traitement s'imposera dans le futur ( ganglions+++)
Le fait de ne pas avoir de traitement actuellement, de maigrir et d'être fatigué en permanence nous déstabilise
Quels sont les progrès faits concernant le traitement de cette maladie ?
Cordialement
Bonsoir Muriel,
Tout d’abord, la décision de traiter ou de ne pas traiter une leucémie lymphoïde chronique est fonction d’un certain nombre de critères stricts et validés qui peuvent, cependant, être légèrement différents selon les hématologistes. Le choix en faveur d’une surveillance par rapport à un traitement d’emblée, se base sur un index pronostic validé qui prend en compte : le stade de la maladie, l’existence ou non d’anomalies chromosomiques sur les lymphocytes tumoraux et la masse tumorale estimée par le dosage dans le sang de la LDH. Si cet index évolue, un traitement sera alors proposé.
La leucémie lymphoïde chronique (LLC) fait l’objet de nombreuses recherches fondamentales, translationnelles et cliniques. En matière de chimiothérapie, l’association d’une chimiothérapie et d’un anticorps monoclonal tend à devenir un standard avec des résultats supérieurs aux traitements antérieurs. D’autres anticorps monoclonaux comme l’ofatumumab, le lumiliximab, l'épratuzumab - hLL2 sont en cours d’évaluation. La radio-immunothérapie, qui couple une molécule radioactive et un anticorps monoclonal, a donné des résultats dans les formes réfractaires. Les anticorps conjugués à une immunotoxine constituent, eux aussi, une avancée significative. Il existe par ailleurs la stratégie vaccinale puisque plusieurs constatations cliniques plaident en faveur du rôle essentiel du système immunitaire dans le développement et l’évolution de la maladie. D’une certaine façon, son dérèglement pourrait expliquer la survie des cellules tumorales. Plusieurs vaccins utilisant des cellules autologues sont en cours d’évaluation.
En parallèle, des nouveaux protocoles de greffes de moelle osseuse, moins agressifs, pourraient élargir les indications de la greffe comme traitement définitif de la maladie.
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Muriel a déposé une nouvelle question
Bernard
Bonsoir Muriel,
Tout d’abord, la décision de traiter ou de ne pas traiter une leucémie lymphoïde chronique est fonction d’un certain nombre de critères stricts et validés qui peuvent, cependant, être légèrement différents selon les hématologistes. Le choix en faveur d’une surveillance par rapport à un traitement d’emblée, se base sur un index pronostic validé qui prend en compte : le stade de la maladie, l’existence ou non d’anomalies chromosomiques sur les lymphocytes tumoraux et la masse tumorale estimée par le dosage dans le sang de la LDH. Si cet index évolue, un traitement sera alors proposé.
La leucémie lymphoïde chronique (LLC) fait l’objet de nombreuses recherches fondamentales, translationnelles et cliniques. En matière de chimiothérapie, l’association d’une chimiothérapie et d’un anticorps monoclonal tend à devenir un standard avec des résultats supérieurs aux traitements antérieurs. D’autres anticorps monoclonaux comme l’ofatumumab, le lumiliximab, l'épratuzumab - hLL2 sont en cours d’évaluation. La radio-immunothérapie, qui couple une molécule radioactive et un anticorps monoclonal, a donné des résultats dans les formes réfractaires. Les anticorps conjugués à une immunotoxine constituent, eux aussi, une avancée significative. Il existe par ailleurs la stratégie vaccinale puisque plusieurs constatations cliniques plaident en faveur du rôle essentiel du système immunitaire dans le développement et l’évolution de la maladie. D’une certaine façon, son dérèglement pourrait expliquer la survie des cellules tumorales. Plusieurs vaccins utilisant des cellules autologues sont en cours d’évaluation.
En parallèle, des nouveaux protocoles de greffes de moelle osseuse, moins agressifs, pourraient élargir les indications de la greffe comme traitement définitif de la maladie.