Cette question est archivée, les contributions sont neutralisées.
Qu'elles sont les avancés sur l'hormonothérapie?
André
Bonjour André,
Le cancer de la prostate est un cancer dit hormonodépendant car sa croissance est modulée positivement par les hormones mâles (androgénes) lorsqu ‘elles activent le récepteur des androgènes qui est présent dans les cellules cancéreuses prostatiques. Le traitement hormonal du cancer de la prostate vise à réduire la quantité d’androgènes capable de se lier au récepteur des androgènes. En absence d’androgènes, les cellules cancéreuses meurent par « apoptose ». Malheureusement, les cancers de la prostate avancés ou agressifs, comportent des anomalies moléculaires (mutations acquises du récepteur des androgènes par exemple) qui rendent actif le récepteur des androgènes en présence de très faibles quantités d’androgènes, ou même en absence d’androgènes. Cette phase de la maladie « était dite » hormono-indépendante et justifiait d’autres traitements, non hormonaux, comme la chimiothérapie. Récemment de nouvelles molécules ont été développées, certaines pour accentuer la déprivation en androgènes, (comme l’abiraterone) ou d’autres capables d’inhiber directement le récepteur des androgènes (comme le MDV3100). Les premiers résultats thérapeutiques, montrent des rémissions de plus de 50% des cancers considérés jusqu’à maintenant comme hormono-indépendants pour les traitements hormonaux classiques.
Olivier
Bonjour André,
Le cancer de la prostate est un cancer dit hormonodépendant car sa croissance est modulée positivement par les hormones mâles (androgénes) lorsqu ‘elles activent le récepteur des androgènes qui est présent dans les cellules cancéreuses prostatiques. Le traitement hormonal du cancer de la prostate vise à réduire la quantité d’androgènes capable de se lier au récepteur des androgènes. En absence d’androgènes, les cellules cancéreuses meurent par « apoptose ». Malheureusement, les cancers de la prostate avancés ou agressifs, comportent des anomalies moléculaires (mutations acquises du récepteur des androgènes par exemple) qui rendent actif le récepteur des androgènes en présence de très faibles quantités d’androgènes, ou même en absence d’androgènes. Cette phase de la maladie « était dite » hormono-indépendante et justifiait d’autres traitements, non hormonaux, comme la chimiothérapie. Récemment de nouvelles molécules ont été développées, certaines pour accentuer la déprivation en androgènes, (comme l’abiraterone) ou d’autres capables d’inhiber directement le récepteur des androgènes (comme le MDV3100). Les premiers résultats thérapeutiques, montrent des rémissions de plus de 50% des cancers considérés jusqu’à maintenant comme hormono-indépendants pour les traitements hormonaux classiques.