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Conseiller scientifique

Bonjour Fabienne,
Il est admis que le cancer est une maladie de l’ADN et donc une maladie des gènes. De plus, il faut plusieurs mutations génétiques au niveau du génome d’une cellule normale pour entraîner sa transformation en cellule cancéreuse. Le cancer peut donc être considéré comme une maladie génétique à l’échelon de la cellule somatique, c’est-à-dire celle qui ne sera pas à l'origine de gamètes, spermatozoïdes ou ovules.

Le lien entre hérédité et cancer est pressenti depuis longtemps mais c’est en 1986 qu’un premier gène de prédisposition au cancer a été identifié, le gène RB1, à transmission dominante et lié à un risque très important de rétinoblastome (tumeur maligne de l’œil affectant les enfants). On sait désormais que le gène RB1 est impliqué dans le contrôle de la division et de la différentiation cellulaire. Par la suite, une quarantaine de gènes de prédisposition a ensuite été identifiée grâce au clonage positionnel.

Les cancers héréditaires sont très rares. La transmission des cancers héréditaires se fait généralement sur le mode autosomique dominant. Elle est sous-tendue par une mutation constitutionnelle inactivatrice d’un gène suppresseur de tumeur (GST) au niveau des cellules germinales.
Les cancers mammaires « héréditaires » représentent environ 5 % de l’ensemble des cancers du sein.
Les cancers colorectaux « héréditaires » sont eux aussi de l’ordre de 5 % de l’ensemble des cancers colorectaux.
Il existe, en plus des maladies rares mais dont le risque de développer un cancer est très élevé.

Dans certaines familles ont observe un nombre élevé de cancers. Ce sont des familles, souvent nombreuses, où l’on dénombre plus de cancers que normalement, mais où on ne retrouve pas les critères stricts des cancers héréditaires car, en général, le cancer survient plus tardivement et ne touche pas autant de membres de la famille que les cancers héréditaires.
Dans ces familles, il existe un risque plus élevé de survenue de cancers fréquents comme les cancers du colon, du sein ou de l’ovaire.
En pratique, suivez les recommandations en matière de dépistage (mammographie, frottis, Hemoccult) et si vous avez un doute vous pouvez toujours envisager une consultation d’oncogénétique.

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Bonjour Fabienne,
Il est admis que le cancer est une maladie de l’ADN et donc une maladie des gènes. De plus, il faut plusieurs mutations génétiques au niveau du génome d’une cellule normale pour entraîner sa transformation en cellule cancéreuse. Le cancer peut donc être considéré comme une maladie génétique à l’échelon de la cellule somatique, c’est-à-dire celle qui ne sera pas à l'origine de gamètes, spermatozoïdes ou ovules.

Le lien entre hérédité et cancer est pressenti depuis longtemps mais c’est en 1986 qu’un premier gène de prédisposition au cancer a été identifié, le gène RB1, à transmission dominante et lié à un risque très important de rétinoblastome (tumeur maligne de l’œil affectant les enfants). On sait désormais que le gène RB1 est impliqué dans le contrôle de la division et de la différentiation cellulaire. Par la suite, une quarantaine de gènes de prédisposition a ensuite été identifiée grâce au clonage positionnel.

Les cancers héréditaires sont très rares. La transmission des cancers héréditaires se fait généralement sur le mode autosomique dominant. Elle est sous-tendue par une mutation constitutionnelle inactivatrice d’un gène suppresseur de tumeur (GST) au niveau des cellules germinales.
Les cancers mammaires « héréditaires » représentent environ 5 % de l’ensemble des cancers du sein.
Les cancers colorectaux « héréditaires » sont eux aussi de l’ordre de 5 % de l’ensemble des cancers colorectaux.
Il existe, en plus des maladies rares mais dont le risque de développer un cancer est très élevé.

Dans certaines familles ont observe un nombre élevé de cancers. Ce sont des familles, souvent nombreuses, où l’on dénombre plus de cancers que normalement, mais où on ne retrouve pas les critères stricts des cancers héréditaires car, en général, le cancer survient plus tardivement et ne touche pas autant de membres de la famille que les cancers héréditaires.
Dans ces familles, il existe un risque plus élevé de survenue de cancers fréquents comme les cancers du colon, du sein ou de l’ovaire.
En pratique, suivez les recommandations en matière de dépistage (mammographie, frottis, Hemoccult) et si vous avez un doute vous pouvez toujours envisager une consultation d’oncogénétique.

Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique