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Bonjour Sybille,
La fréquence du mélanome double tous les 10 ans ; en France, on recense prés de 9000 cas soit plus de 10 nouveaux cas / an pour 100 000 habitants. Il faut souligner que l’augmentation de l'incidence porte sur les mélanomes de faible épaisseur, ce qui pourrait traduire un meilleur dépistage de la maladie.
Il faut d’ailleurs souligner le rôle essentiel de l’exposition solaire intermittente et notamment des coups de soleil dans l’enfance dans l’apparition des mélanomes !
Par ailleurs, environ 10 % des mélanomes surviennent dans un contexte de mélanome familial, défini comme au moins 2 mélanomes sur 3 générations. Le risque est beaucoup plus marqué s’il a été diagnostiqué des cas dans la fratrie au premier degré. L’existence de cas personnel ou familial de mélanome (6 à 12 % de cas familiaux) multiplie le risque par 3.

Nouvelles stratégies
Des nouvelles molécules de chimiothérapie conventionnelles font l’objet de recherche clinique comme l’imiquimod, la formustine le témozolomide, médicaments déjà utilisés dans d’autres indications. Plus en amont, le STA-4783 qui appartient à une nouvelle famille de médicaments anticancéreux, en association avec le Taxol™, semble très prometteur. Les vaccins thérapeutiques sont une autre piste très importante. On peut distinguer les vaccins antigènes spécifiques dont le principe repose sur le principe de l’injection d’un seul antigène de tumeur au malade. Les protocoles d’essais cliniques ont essentiellement été réalisés avec les peptides Mage-3, Mage-1, Melana/Mart-1, NA-17, tyrosinase et NY-SO1. Leurs inconvénients résident dans le fait qu’ils sont restreints à certains groupes tissulaires « HLA » (groupes, comme pour les groupes sanguins, déterminés pour les greffes d’organes).
Une autre approche est l’utilisation des cellules dendritiques (cellules présentant les antigènes aux lymphocytes) qui sont capables d’internaliser des antigènes et de les présenter aux lymphocytes T. Le principe du traitement repose sur la culture, in vitro, de cellules CD34 ou de monocytes isolés à partir du sang du malade par cytaphérèse en présence de cytokines comme le GM-CSF et l’IL-13. Les cellules dendritiques différenciées obtenues sont ensuite « chargées » in vitro avec un ou plusieurs peptides. Ces cellules dendritiques « chargées », lorsqu’elles sont réinjectées au malade en intradermique, sous-cutané ou intra-ganglionnaire, deviennent alors d’excellentes cellules activatrices des lymphocytes « T » cytotoxiques spécifiques du peptide.
La dernière génération de vaccins fait appel à des cellules tumorales modifiées. Comme la cellule tumorale mélanique contourne le système immunitaire du patient en produisant des cytokines immunosuppressives, en masquant ses antigènes de tumeur, en n’exprimant pas les molécules de co-activation ou les antigènes de classe I ou II, la réponse cytotoxique T se trouve, de ce fait, inopérante car bloquée. Le principe du vaccin par cellule tumorale consiste à injecter au malade, par voie sous-cutanée ou intradermique, des cellules tumorales autologues irradiées dont le profil phénotypique a été modifié pour les rendre accessibles aux lymphocytes T cytotoxiques CD8+. Les cellules tumorales peuvent être transfectées par des cytokines IL7, IL2 et IL12, le GM-CSF qui active les macrophages ou des antigènes de classe I, II, l’antigène BL7 permettant ainsi la reconnaissance des antigènes de tumeur par la cellule cytotoxique.
Enfin, la thérapeutique « antisense » est une toute nouvelle approche thérapeutique. Cette nouvelle technologie consiste à bloquer la production d’un ARN messager à l’origine de la production d’une protéine impliquée dans la croissance tumorale.

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Bonjour Sybille,
La fréquence du mélanome double tous les 10 ans ; en France, on recense prés de 9000 cas soit plus de 10 nouveaux cas / an pour 100 000 habitants. Il faut souligner que l’augmentation de l'incidence porte sur les mélanomes de faible épaisseur, ce qui pourrait traduire un meilleur dépistage de la maladie.
Il faut d’ailleurs souligner le rôle essentiel de l’exposition solaire intermittente et notamment des coups de soleil dans l’enfance dans l’apparition des mélanomes !
Par ailleurs, environ 10 % des mélanomes surviennent dans un contexte de mélanome familial, défini comme au moins 2 mélanomes sur 3 générations. Le risque est beaucoup plus marqué s’il a été diagnostiqué des cas dans la fratrie au premier degré. L’existence de cas personnel ou familial de mélanome (6 à 12 % de cas familiaux) multiplie le risque par 3.

Nouvelles stratégies
Des nouvelles molécules de chimiothérapie conventionnelles font l’objet de recherche clinique comme l’imiquimod, la formustine le témozolomide, médicaments déjà utilisés dans d’autres indications. Plus en amont, le STA-4783 qui appartient à une nouvelle famille de médicaments anticancéreux, en association avec le Taxol™, semble très prometteur. Les vaccins thérapeutiques sont une autre piste très importante. On peut distinguer les vaccins antigènes spécifiques dont le principe repose sur le principe de l’injection d’un seul antigène de tumeur au malade. Les protocoles d’essais cliniques ont essentiellement été réalisés avec les peptides Mage-3, Mage-1, Melana/Mart-1, NA-17, tyrosinase et NY-SO1. Leurs inconvénients résident dans le fait qu’ils sont restreints à certains groupes tissulaires « HLA » (groupes, comme pour les groupes sanguins, déterminés pour les greffes d’organes).
Une autre approche est l’utilisation des cellules dendritiques (cellules présentant les antigènes aux lymphocytes) qui sont capables d’internaliser des antigènes et de les présenter aux lymphocytes T. Le principe du traitement repose sur la culture, in vitro, de cellules CD34 ou de monocytes isolés à partir du sang du malade par cytaphérèse en présence de cytokines comme le GM-CSF et l’IL-13. Les cellules dendritiques différenciées obtenues sont ensuite « chargées » in vitro avec un ou plusieurs peptides. Ces cellules dendritiques « chargées », lorsqu’elles sont réinjectées au malade en intradermique, sous-cutané ou intra-ganglionnaire, deviennent alors d’excellentes cellules activatrices des lymphocytes « T » cytotoxiques spécifiques du peptide.
La dernière génération de vaccins fait appel à des cellules tumorales modifiées. Comme la cellule tumorale mélanique contourne le système immunitaire du patient en produisant des cytokines immunosuppressives, en masquant ses antigènes de tumeur, en n’exprimant pas les molécules de co-activation ou les antigènes de classe I ou II, la réponse cytotoxique T se trouve, de ce fait, inopérante car bloquée. Le principe du vaccin par cellule tumorale consiste à injecter au malade, par voie sous-cutanée ou intradermique, des cellules tumorales autologues irradiées dont le profil phénotypique a été modifié pour les rendre accessibles aux lymphocytes T cytotoxiques CD8+. Les cellules tumorales peuvent être transfectées par des cytokines IL7, IL2 et IL12, le GM-CSF qui active les macrophages ou des antigènes de classe I, II, l’antigène BL7 permettant ainsi la reconnaissance des antigènes de tumeur par la cellule cytotoxique.
Enfin, la thérapeutique « antisense » est une toute nouvelle approche thérapeutique. Cette nouvelle technologie consiste à bloquer la production d’un ARN messager à l’origine de la production d’une protéine impliquée dans la croissance tumorale.

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