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Comment un virus peut-il être à l'origine ou favoriser le développement d'un cancer ?
Bonjour Juliette,
Les virus capables de provoquer un cancer ou de favoriser le développement d’un cancer agissent au niveau de la cellule d’une part, et de l’organisme entier d’autre part, en particulier au niveau des défenses immunitaires. En se multipliant dans la cellule infectée, ils provoquent des changements dans la réponse aux facteurs de croissance présents dans le sang, conduisant à une prolifération anormale des cellules infectées. D’autre part ils sont fréquemment capables d’intervenir sur le contrôle de nombreuses fonctions de la cellule et de les détourner à leur profit. En particulier, ces virus sont souvent responsables de l’apparition d’anomalies dans l’organisation génétique de la cellule et ils peuvent favoriser la propagation de cellules génétiquement anormales qui devraient normalement être éliminées. Certains virus comme celui du sarcome de Kaposi stimulent l’angiogenèse, c’est à dire la prolifération de petits vaisseaux sanguins qui apporteront plus d’oxygène et de nutriments aux cellules cancéreuses. Plusieurs étapes sont nécessaires pour qu’une cellule normale devienne cancéreuse, et à chaque étape, il existe des mécanismes de sauvegarde capables de stopper le processus. Il faut savoir que le développement d’un cancer lié à une infection virale est habituellement très long (quelques dizaines d’années) et que de nombreuses personnes infectées par ce type de virus ne développeront jamais de cancer. Le système immunitaire des personnes infectées joue un rôle majeur, et il peut se montrer plus ou moins efficace pour éliminer les cellules qui présentent un risque de se transformer en cellules cancéreuses. Certains virus, comme le virus de la leucémie T (HTLV), le virus de l’hépatite C (VHC) et le virus du sarcome de Kaposi (KSHV), ont aussi un effet direct sur les réponses immunitaires. Pour certains experts, le virus du Sida mériterait d’être inclus parmi les virus cancérigènes, car en affaiblissant le système immunitaire, il augmente le risque de développement de différents types de cancer après plusieurs années chez les personnes traitées par tri-thérapie.
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Marie-Annick
Bonjour Juliette,
Les virus capables de provoquer un cancer ou de favoriser le développement d’un cancer agissent au niveau de la cellule d’une part, et de l’organisme entier d’autre part, en particulier au niveau des défenses immunitaires. En se multipliant dans la cellule infectée, ils provoquent des changements dans la réponse aux facteurs de croissance présents dans le sang, conduisant à une prolifération anormale des cellules infectées. D’autre part ils sont fréquemment capables d’intervenir sur le contrôle de nombreuses fonctions de la cellule et de les détourner à leur profit. En particulier, ces virus sont souvent responsables de l’apparition d’anomalies dans l’organisation génétique de la cellule et ils peuvent favoriser la propagation de cellules génétiquement anormales qui devraient normalement être éliminées. Certains virus comme celui du sarcome de Kaposi stimulent l’angiogenèse, c’est à dire la prolifération de petits vaisseaux sanguins qui apporteront plus d’oxygène et de nutriments aux cellules cancéreuses. Plusieurs étapes sont nécessaires pour qu’une cellule normale devienne cancéreuse, et à chaque étape, il existe des mécanismes de sauvegarde capables de stopper le processus. Il faut savoir que le développement d’un cancer lié à une infection virale est habituellement très long (quelques dizaines d’années) et que de nombreuses personnes infectées par ce type de virus ne développeront jamais de cancer. Le système immunitaire des personnes infectées joue un rôle majeur, et il peut se montrer plus ou moins efficace pour éliminer les cellules qui présentent un risque de se transformer en cellules cancéreuses. Certains virus, comme le virus de la leucémie T (HTLV), le virus de l’hépatite C (VHC) et le virus du sarcome de Kaposi (KSHV), ont aussi un effet direct sur les réponses immunitaires. Pour certains experts, le virus du Sida mériterait d’être inclus parmi les virus cancérigènes, car en affaiblissant le système immunitaire, il augmente le risque de développement de différents types de cancer après plusieurs années chez les personnes traitées par tri-thérapie.